Le steampunk doit-il être politisé ?

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Korbak
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Korbak » 25 juillet 2012, 14:16

Mycroft a écrit :D’une part vous revendiquez une liberté totale, et d’un autre vous reprochez à certains membres leurs prises de décisions/opinions/actions, ce qui est pourtant leur droit si ils sont si libre que vous le revendiquez.
Une décision pour eux et qui veulent les suivre, oui. Je parle en terme de déclarations officielles au nom de toute la communauté sans rien demander à personne, parce qu'auquel cas, c'est donner à une communauté sa propre voix sans se demander si elle est d'accord.
Mycroft a écrit :De plus je trouve ironique le fait de revendiquer le fait que si ça ne vous plaise pas la possibilité d’aller voir ailleurs. Pour ma part et comme certains, je préfère me retrousser les manches et me mettre les mains dans le cambouis.
Je ne comprends pas. Si je saisis bien, c'est le fait qu'on dise que si la tournure des évènements ne nous convient pas, on revendique le droit de se barrer ?
Mais déjà, ce droit, il ne se revendique pas : il est acquis. On n'est pas une secte, que diable. Et ensuite, je n'ai jamais dit (ou alors, c'est malgré moi) que si tout ici foutait le camp, je lâcherais le steam, je lâcherais les steamers, et j'irais faire du cosplay de Tim Burton dans mon coin.
Mycroft a écrit :De ce que je comprends de vos message, vous vous considérez comme consommateur, certains préfère être acteur, cela leur donne peut être effectivement le droit de parler au nom de la communauté. De manière générale, je préfère juger les gens sur leurs actes que sur leur discours, même si les actes sont parfois maladroits ou incompris.
Un discours peut aussi être maladroit et incompris. C'est ce qui fait que chaque fois que tu me réponds dans ce topic, j'ai l'impression de parler chinois. Je dois vraiment m'exprimer de travers pour qu'on me voie comme "consommateur" alors que je fais beaucoup, peut-être pas de manière très visible, pour être acteur et utile à la communauté.

Marius : On peut rire de tout.

PS : D'accord, Egon, tu n'es pas sympa. Méchant. Méchant Egon.

EDIT : Et pour répondre très partiellement à la "nouvelle" question, je travaille généralement dans cette vague qu'est le Steam sans arrière-pensée, mais il m'arrive de trouver des points critiquables (ou préférables) dans notre monde actuel au cours de recherches ou de découvertes aléatoires.
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Merle » 25 juillet 2012, 14:20

Pour répondre à Marius, pour ma part, je considère qu'on peut rire de tout, mais pas avec la femme de tout le monde.
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par onyros » 25 juillet 2012, 14:48

Pour répondre à Marius aussi, je vais voler une phrase d'un grand homme qui a dit "l'humour est la politesse du désespoir". Du coup je reste toujours poli, quelque soit le sujet. :)

Pour la politisation du steam... je ne pense pas que le steam deviennent porteur d'un projet politique, du moins pas aussi fort que pourrait l'être d'autre mouvement, j'ai l'impression que nous sommes trop différents pour se rassembler derriere des idées politiques communes. Et puis dans mon cas, je ne recherche pas spécialement de solution politique à travers le steam. Du coup je trouve cette association politique / steam pas très pertinente.
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Aude de Tilly » 25 juillet 2012, 17:24

J'avais déjà répondu sur Face de book. Concernant l'article d'abord je dirais que ça ne me dérange aucunement de me faire traiter de gauchiste. ^^ Mais pour parler plus sérieusement, je rejoint Icare.
Icare a écrit :[...] Concernant l'article en fait on voit bien que c'est un journaliste engagé.
On fonce dans le sensationnalisme en extrapolant à mort et plaçant des intentions à tout niveau selon son propre prisme derrière chaque acte sans réellement plus s'intéresser à ce que y est vraiment.
En fait j'ai l'impression de lire un plaidoyer bas de gamme d'un (mauvais) avocat. Un texte qui est où créer la réaction chez autrui est le plus important que le reste.
Le procédé est tellement grossier que l'on pourrait quasiment prendre le même article en changeant le terme steampunk par n'importe quoi d'autre et en actualisant les exemples.[...]
Egon Merode a écrit :[...]Ce que je trouve intéressant avant tout, c'est le fait qu'il y ait cet aspect radical du Steampunk outre-atlantique qu'on ne retrouve pas en Europe. Ça ne date pas d'hier, ce n'est pas la première fois que je lis des billets sur des blogs américains évoquant Occupy et faisant un parallèle avec le Steampunk. [...][/url]
Pourquoi se limiter? Le steampunk est bien mieux libre. :D
Quand on lit la réponse d'Ottens on comprend mieux la suptilité des propos mais je pense que chacun ici sur ce forum à sa propore vision du steampunk et que si on politise ça veux dire qu'on se limite à une seul et même vision.

Pour aider Egon, je poste ici la réponse dont il parlait et à laquel je fais référence.
Traduit via google (oui je suis une fainéante et je n'ai pas fini de le remettre en français. J'attend qu'Egon le corrige :mrgreen:):
Il We Go Again: "Le radicalisme du Steampunk"
par Ottens Nick le 10 Juillet 2012
"Alors que la plupart du mouvement steampunks, est généralement accompagner d'un renouveau de l'esthétique du XIXe siècle comme une réponse à l'aliénation moderne, beaucoup d'entre eux n'aiment pas reconnaître que leurs attitudes pourrait être considéré comme idéologique."

En effet! La citation est tirée de l'article « gauchistes constructions », publiés dans le numéro récent du progressif Overland magazine et écrit par la steam' blogueuse Diana Pho M. de Au-delà de Victoriana .

Remarquez la subtilité: «les steampunks n'aiment pas reconnaître que leurs attitudes pourraient être considérés comme idéologique »Bien sûr, Pho est là pour nous dire qui ils sont et ce que nous le voulions ou non.


Réinterpréter l'histoire, selon Pho, "est toujours un geste politique, que ce soit admis ou non." Elle fait du bénévolat quelques réflexions sur pourquoi les plus fervant conservateurs qui aiment le steampunk pour être juste un passe-temps refuse de l'admettre.

Peut-être le refus de la politique par certains steampunks est enracinée dans leur ignorance volontaire sur la façon dont le personnel devient politique. Peut-être qu'ils ne pensent qu'à la politique en matière de pétition pour les signatures, marchant à Wall Street ou de libérer les dauphins des filets de pêche. Peut-être que c'est parce qu'ils associent l'action politique avec le désordre Image grand (et plus grandes Défaillances) de l'Etat.

Peut-être il s'agit de ce qui définit la politique. En tout état de cause, la meilleure description de la politique du steampunk selon ce que Pho est capable de fournir, c'est qu'il constitue «une communauté qui soutient la croyance que nous ne vivons pas à la fin de l'histoire, mais sont constamment reconstruire pour le mieux." Vous pouvez l'appeler progressive mais encore une fois, ce qui est très bien "un libéral" (dans le classique, le sens européen du terme) l'idée ainsi. Il définit à peine une philosophie politique cohérente. Même les conservateurs peuvent vivre avec cette définition.

Vous devez lire entre les lignes pour savoir exactement quel genre de politique Pho a réellement en tête pour le steampunk. Elle admet qu'il y a une chose telle que « une idéologie de gauche steampunk "(c'est moi qui souligne) et l'oppose aux bienheureux souvenirs des amateurs du genre dont" les attitudes peuvent rester résolument rétrograde. "Il ya des références exclusivement de penseurs steampunk à gauche et leurs publications de gauche et, oui, les condamnations régulières de "Victorientalism" et de romance impériale.

Le lecteur qui ne sait rien à propos du steampunk aura des difficulté à ne pas avoir l'impression de lire l'article de Pho qui est en fait une idéologie de droite à gauche et il y en a juste «un peu» qui ne s'en rendent pas compte encore.

Bien essayé, mais vous allez avoir à faire mieux que de faire semblant que nous sommes tous des gauchistes latents qui n'ont tout simplement pas compris que la lecture de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires ou se déguiser en costume du XIXe siècle pour rencontrer des amis constitue une activité décisivement révolutionnaire. Nous essayons simplement de passer un bon moment. Arrêtez d'essayer de forcer un ordre du jour politique sur ce que nous faisons parce que vous ne pouvez pas séparer la politique de vos/votre hobby.
À propos de l'auteur Nick Ottens est le webmaster de The Gatehouse et rédacteur en chef de la Gazette du Gatehouse . Un historien de formation, Nick a étudié l'histoire de l'expansion européenne, la mondialisation et du revivalisme islamique du XIXe siècle.
Dernière modification par Aude de Tilly le 02 août 2012, 14:22, modifié 1 fois.
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Antoine Jolivet » 25 juillet 2012, 23:00

Ah le beau débat que voilà !

Cela me rappelle un peu les réunions de famille, lorsque j'étais petit : invariablement, mon Père et ses frères, qui étaient des gens calmes et sereins, d'habitude, se volaient allègrement dans les plumes dès que la conversation prenait un tour « politique »...
Sans avoir d'attaches marquées pour l'un ou l'autre parti, il y avait toujours à un moment ou un autre un « mot » qui passait mal, et les noms d'oiseaux suivaient...
Un peu comme lors de l'Affaire Dreyfus, ce célèbre dessin de Caran d'Ache :

Image

Pour en revenir à la question : « Le Steampunk doit-il être politisé ? » Je répondrais : « la Science-fiction doit-elle être politisée ? » « Le Quilting ou le Patchwork doivent-ils être politisés ? »
Vu comme cela, la réponse est évidemment non,
MAIS ...

Ne confondons pas les bœufs et la charrue !
Avoir une vision politique du Monde et de la Société dans laquelle nous vivons, c'est bien souvent inhérent à la condition de l'homme (ou de la femme) qui se pose des questions et s'interroge sur le chemin qu'il suit (ou refuse de suivre... ou décide de suivre... ou découvre... ou...)

Pas en terme de « gauche, droite, centre et extrêmes... », mais en terme de « qui décide de faire quoi pour la Cité (« polis » en grec, 's pas Hycarius ?) et surtout les citoyens...

Là, en papotant ici et là, on en arrive à se découvrir des points communs entre vaporistes : dans une façon d’appréhender certains « problèmes de sociétés »...

Mais cela reste de l'ordre de la sphère personnelle : ce n'est pas parce que certains trouvent dans le mouvement Steam(Punk...) des échos à leur propre pensée politique, que le mouvement doit se faire le porte-drapeau de telle ou telle pensée...

Est-ce à dire que nous devions tous être de braves petits moutons bardés d'engrenages et bêlant des banalités « politiquement correctes » ? Je ne le pense absolument pas.
Untel se revendique de gauche, un autre penche plutôt pour la mouvance « Pirate », un autre encore se « contente » de réinventer le monde en histoires ou en images, d'autres encore sont simplement dans la découverte admirative...

Faut-il y mettre une échelle de valeur (j'allais écrire « de vapeur »!) ? Pour moi, non ! Créez, mettez les mains dans le cambouis (c'est bien, c'est bon, et ça fait du bien aussi!) soyez prodigue de vos connaissances, parfois chèrement acquises, mais de grâce, pas au nom de quelque idéologie que ce soit ! Hormis le côté « jugsogoi » il n'y a pas de « mauvais » ou de « bons » Vaporistes... Enfin, j'estime qu'il ne devrait pas y en avoir... en tout cas, ce n'est pas à moi d'en juger... Après, je renvoie aux multiples discussions sur « ce qui est ou n'est pas steampunk » pour qu'on se rende compte si oui ou non on est dans la mouvance ou qu'on attaque joyeusement la falaise ...

Ah, une suggestion (vais-je avoir la patience de l'appliquer moi-même?) : peut-être serait-il bon que chacun écrive d'abord ses posts et ses MP à la plume et à l'encre sur du papier vélin... cela éviterait quelques échauffourées, non ?

Comme me disait un Vaporiste allemand lors de la convention Steam à Fond-de-Gras : « Être Steampunk, c'est être fou, rebelle, (le côté « punk » ?) mais toujours avec CLASSE ! »

Voilà où se situe la limite de notre liberté.
Portez un haut-de-forme, si vous voulez, mais mettez aussi, surtout, un haut-de-forme et des gants blancs à votre pensée !

Et souvenons-nous de l'origine du mot « Forum » : « Place du Marché, place publique » où l'on peut débattre d'idées, dans le respect de chacun et dans le respect des lois communes de la Cité...

Bon, j'ai été vachement long tout de même, merci d'avoir lu ce pavé !

Et merci Audebzh pour la réponse à l'article de départ !
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Merle » 25 juillet 2012, 23:15

Arg, une traduction google ! Damned ! Je vais mourir un petit peu et je reviens.
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Orkan Von Deck » 27 juillet 2012, 13:23

Bonjour tout le monde,
J'ai eu le plaisir de lire en diagonale l'ensemble de vos discussions, et je crois qu'il y a plein de choses à dire et que beaucoup ont déjà réfléchi de nombreuses fois à la question. Ma participation sera brêve et peut être pas au niveau, mais je crois qu'elle peut apporter un peu de jus frais dans la conversation.

Pour ma part, j'ai remarqué que vous aviez tendance à traiter la question "le steampunk doit il être politisé" sou l'angle du "mouvement". C'est à dire que vous abordez le sujet relativement à une communauté virtuelle et réelle, ses activités et ses valeurs. Je comprends parfaitement votre angle d'attaque : à partir du moment où des personnes partagent une culture commune et en viennent presque à militer pour, on rentre dans un domaine vraiment politique, indéniablement.

Mais je pense que la question n'a que peu d'interet, finalement. Cette notion de communauté, cette culture du steampunk, cela véhicule beaucoup de choses mais est-ce que cela peut vraiment nous définir politiquement ? Sans bien sur nous positionner vulgairment dans l'actuel dualisme sans fond du gauche/droite, avons nous tous un referentiel de valeurs et une approche commune de la politique grâce à notre passion commune pour le steampunk ?

personnellement, je ne me considère pas comme un "steamer" ni un "vaporiste". Je ne suis pas non plus un "métaleux", encore moins un "gothique", et je ne crois pas être un "geek". à ce titre, je n'ai pas vraiment l'impression comme vous d'appartenir à un tout, une communauté ou un groupe. Trop souvent, une communauté comme la votre va chercher à codifier, à trouver des règles et des points communs entre ses membres.

Pour ma part, je crois que le steampunk est bien trop appréhendé comme un objet esthétique, et pas assez comme un sujet historique, politique , et bien sur fictionnel.
Le steampunk n'est pas un genre, un style ni une mode. J'ai donc du mal avec le terme de "mouvement" qui provoque chez d'autre l'émulation mais que je regarde de mon côté avec pas mal de réserve. On oublie que le steampunk est avant tout un exercice de réécriture d'un siècle que nous connaissons tous, et nous jouons avec pour le réécrire comme on le souhaite. Avec une approche politique, on va pouvoir soi avoir un discours complètement réactionnaire et raciste (comme le politiquement incorrect Victoire de Greg Brodmore) ou au contraire oparler de révolution (je pense à l'age des lumières ou à Bohème de Mathieu Gaborit). Le principe politique du steampunk, c'est qu'on peut jouer avec tous les éléments, préjugés et images d'Epinal du XIXème siècle. On peut donc nous affranchir de certains tabous de notre quotidien tels que la guerre, le racisme, la lutte des classes, la révolution, etc ...

Mais ce que je trouve génial dans le steampunk (comme sujet et non comme mouvement), c'est qu'on en fait ce que l'on en souhaite. Vous pouvez avoir un regard bienveillant sur le progrès, sur l'égalité entre les hommes, sur la place de la femme en société ; ou bien son inverse. Je crois qu'il serait donc vraiment dommage que l'on envisage le steampunk comme "un mouvement politisé". Il vaudrait nettement mieux le voir comme "un outil fictionnel de politique" propre à chacun.
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Aude de Tilly » 30 juillet 2012, 17:50

Egon Merode a écrit :Arg, une traduction google ! Damned ! Je vais mourir un petit peu et je reviens.
Non ne meurt pas! C'est de ma faute, je suis désolée! :cry:
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Theobias » 28 août 2012, 11:29

La vache! je pars en vacances et bam! Le steampunk doit-il être politisé ? avec une armoire de débats comme je les aime, du sang de la sueur et des larmes et quelques rouages qui traînent suite à la bagarre (voir la belle illustration dans le billet d'Antoine ;) )

Bon je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice : Le steampunk doit-il être politisé ?

Pas la peine votre honneur le Steampunk est déjà un mouvement (ou un acte) politique. Tout comme le fait d'acheter un simple yaourt (bio ou avec des saveurs de fruits chimiques? en grande surfaces ou à l'épicerie du coin? commerce équitable ou multinationale agroalimentaire? Fait main ou à la machine?)

Je vous renvoie à l'article de Gibson en la matière que j'avais traduit (dans: le steampunk est partout trop partout.... ) qui définissait bien ou l'esthétique steampunk s’arrêtait et ou le punk (lié à l'esthétique) devenait plus intéressant à "pratiquer" comme acte de création révolutionnaire, ce qu'est tout acte de création soit dit en passant. On peut donc juste se déguiser et avoir du plaisir avec le Steampunk, mais si on analyse un peu plus profondément l'acte même de se déguiser, de rêver à des engins à vapeur passéiste dans un monde high-tech ou la tendance est de vous faire rentrer dans un moule trop petit à coup de crosse s'il le faut ou de monnaie unique le tout sous vidéo surveillance, on se dirige alors plus vers le punk que le steam et inévitablement une dimension politique à savoir (pour faire plaisir à Hycarius ;) ):

- Civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée
Ben on est dedans même-ci cela merde grave actuellement

- Politeia, qui renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social.
Là cela merdoie plutôt pitoyablement dirais-je et depuis pas mal de temps

- Politikè, qui se réfère à la pratique du pouvoir, donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.- (source Wikipedia of course ;) )
Là aussi on connaît bien! avec les défauts que l'on sait mais cela ne m’empêche pas de croire à la Politis telle qu'elle est défini par ces trois points

Il n'échappera à personne, je l’espère, que le contrôle étatique et des corporations marchandes sur les individus et leur vie personnelle et intime c'est quand même vachement accru ces dernières années et que le simple fait d'écrire voir de lire ces lignes dans ce forum pourra peut être un jour se retourner contre vous ("ils" ont déjà votre adresse IP le pseudo ne vous sauvera pas :twisted: ) et vous valoir un séjour à Guantamo (au mieux). Si vous pensez le contraire ou simplement n'êtes pas sur, c'est que vous dormez paisiblement dans la matrice.

La transgression par le rêve, l'imaginaire et le déguisement et l'appartenance à une communauté libre est pour ma part une réponse à une société trop formatée et organisée dans le seul sens de la production marchande. Le steampunk permet aussi comme la caricature ou l'humour une approche décalée mais pertinente des situations tragiques que nous vivons actuellement (avec un final dans le mur un des ces 4 matins, ça on va y a voir droit) et une critique que l'on verra constructive ou non, sans déboucher forcément sur la création d'un "parti politique Steampunk" (beurk! citez moi dans l'histoire de l'humanité une parti qui a conduit ses ouailles au bonheur sans passer par la case boucherie?) mais plutôt sur une approche individualiste dans le sens que le philosophe Georges Palante prônait à savoir une pensée qui se veut critique vis-à-vis de l'instinct grégaire, qui oppresse et empêche les individus de se développer pleinement, et qui ne cherche pas à détruire la société au profit de l'individu, mais à aider ces derniers à se construire eux pour mieux la réaliser. (source Wikipedia tous les livres de Palante sont en téléchargement libre sur la toile en fouillant et doivent être lus! Ce n'est pas un ordre mais un conseil :ugeek: )

Le Steampunk peut être donc, la notion d'amusement, et de jeu (qui doit rester TOUJOURS présente!) dépassée une réflexion, un "acte" politique individuel fort. Le "mouvement" steampunk n'est donc que la concentration des ces individualités avec leurs faiblesses, et leurs contradictions mais sans hiérarchie aucune (si ce n'est celles de nos biens aimés modérateurs ;) que nous acceptons) et qui en fait déjà la définition de ce qu'est un mouvement anarchiste! (l'ordre moins le pouvoir) et démocratique (le forum). On est en plein dans la politique selon les définitions ci-dessus...

Conclusion: Le steampunk doit-il être politisé ?

Pas la peine c'est déjà, intrinsèquement, viscéralement, organiquement, implicitement qu'on le veuille ou non un mouvement, un acte, une association de fauteurs de troubles politiques, du fait de ces racines littéraires (voir ci-dessous) et de sa propension à digérer l'histoire et à nous donner via une image d'un passé imaginaire (mais plausible politiquement et socialement) une image de notre présent dénaturé et anxiogéne... Ensuite on peut le pratiquer de façon militante ou rester ancré sur le côté esthétique et "fun" cela reste un choix individuel conscient ... ou inconscient :twisted: .

Poursuivre un petit article traduit de l'anglais : Steampunk Will Never Be Afraid Of Politics par Magpie Killjoy (musicien steam et un des créateur de Steampunk Magazine (ou écrit aussi Diana Pho) et cité par Egon au début de ce débat) sur le sujet et qui résume bien ce que je peux ressentir et ce qui me fait vibrer dans ce beau mouvement et qui réponds (ou pas) à quelques questions de ce débat:

"Je suis rentré consciemment dans le mouvement steampunk en 2004. C'était le mouvement esthétique idéal pour mes propres intérêts: histoire, science folle, la fiction de genre, les classes inférieures, et la politique radicale. C'est le steampunk, vraiment, qui m'a aidé à réaliser à quel point il est génial d'être sophistiqué et pauvre, et que nous puissions célébrer l'ingéniosité individuelle et collective, sans bavardages inutiles sur la façon dont telle ou telle grande nation ou empire peut-être.

Aujourd'hui, sept ans plus tard, je suis constamment étonné du nombre de personnes, y compris certains des partisans les plus acharnés du steampunk, qui semblent croire que le steampunk n'a rien à offrir d'autres que des vêtements design. Il y a des gens (une minorité, je dirais, mais parlant fort) qui agissent comme si le steampunk était tout simplement un vernis cuivré avec lequel on peut enduire le grand public. Mais désolé, si les gens sont heureux ou pas avec ce que je vais dire, il y a toujours eu la politique radicale au cœur du steampunk.

Peut-être que nos deux antécédents les plus célèbres sont HG Wells et Jules Verne. Wells croyait fermement à la création d'une société sans État et le démantèlement du capitalisme. Comme il l'a indiqué dans son livre socialiste de 1908 New Worlds for Old "Le socialisme est la préparation pour une cause plus grande: l'anarchisme; péniblement, laborieusement, nous entendons à détruire les idées fausses de la propriété et éliminer les lois injustes, les suggestions toxiques et haineuse et les préjugés."

Verne, moins radical, nous a apporté la pierre de touche de l'anti-civilisation qu'est le capitaine Nemo. Il a également, vers la fin de sa carrière, écrit (dur-à-trouver-en-anglais) Les survivants de la «Jonathan», qui oppose un homme dont la devise est «ni Dieu ni maître» contre les limites de ses croyances anti-autoritaires, lorsque le personnage aide les survivants d'un naufrage à établir leur colonie en Amérique du Sud.

Personnellement, mes deux pionniers steampunk préférés sont Michael Moorcock et Alan Moore, deux anarchistes. Warlord of the Air de Moorcock écrit à la fin des années 70 est sans doute le premier véritable ouvrage "steampunk" , avec des soldats automates luttant contre le tsar, des batailles de dirigeables et des libérateurs noirs au dessus de Washington, DC. La politique d'Alan Moore s'infiltre dans sa Ligue des gentlemen extraordinaires, mais peut prendre aussi des formes plus subtiles.

Il ne devrait pas être une surprise de constater que les premiers travaux steampunk étaient consciemment radicaux, le steampunk en tant que genre étant né du cyberpunk. Le cyberpunk fut une réaction contre la science-fiction sans doute impérialiste et souvent problématique de son temps. Le cyberpunk était le côté punk de la science-fiction, en introduisant comme il l'a fait la dystopie des corporations et un sens aigu de la lutte des classes, en amenant les histoires loin des voyages dans l'espace et en ramenant l'action sur les problèmes ici sur la terre.

En 2006, j'ai mis en place un site web et un appel à candidatures pour le magazine Steampunk. J'ai écrit quelque chose à cet effet : «nous n'avons aucun intérêt sur des travaux misogyne, raciste, ou pro-coloniaux." Cela, pour moi, ne semble pas demander beaucoup. Après tout, j'ai été intéressé par le steampunk, et non par une re-création néo-victorienne, pas sur des fantasmes de l'époque où la race blanche semblait encore plus dominante et imparable que ce qu'elle est aujourd'hui. Mais la réaction a été immédiate: «Comment pouvez-vous être anti-colonial et être steampunk?" a demandé un intervenant, et son commentaires a été repris par d'autres.

Comment, en effet.

Le colonialisme est l'antithèse de tout ce qui est steampunk. À sa manière, je dirais que le colonialisme est la quintessence anti-steampunk. Le colonialisme est un processus qui vise à forcer l'homogénéité sur le monde (sans parler de ses préjugés racistes). Le steampunk est un des nombreux, de nombreux mouvements et cultures existants, qui cherche à briser cette homogénéité.

Alors oui, le steampunk est politique. Je suis connu pour avoir assez travaillé sur ce sujet, et il est possible que je sois un peu tristement célèbre pour être un de ces, si vous me pardonnez le jeu de mots sur mon nom, rabat-joie qui cherche toujours à parler de politique, de philosophie et les significations profondes du steampunk. Mais je pose ce constat suivant: si vous croyez que vous êtes «apolitique», ce que vous faites est juste de soutenir le statu quo actuel.

La meilleure comparaison à laquelle je peux penser est dans la littérature. Si une femme est une protagoniste, c'est de la «littérature féminine». Si le protagoniste est un homme, c'est juste de la littérature. Un homme droit, robuste, "sexué" et blanc est le statu quo. Il n'y a rien de mal dans cet homme là, mais il n'y a aucune raison que ce soit la valeur par défaut pour chaque histoire jamais écrite. Si votre personnage est dans un fauteuil roulant, votre histoire est soudainement considéré comme le fait que votre personnage est dans un fauteuil roulant, ce n'est pas le statu quo. Et il y aura pour cela des gens qui se plaindrons au sujet de votre tentative de d'enfoncer de force cet aspect politique dans la gorge des lecteurs.

La même chose s'applique plus largement: oui, vous pouvez être en colère contre moi écrivant des fictions révolutionnaire. Mais pour chaque histoire de révolution, il y a des douzaines d'autres sur comment servir aveuglément un roi. Servir un dictateur non-élu aveuglément est en quelque sorte considéré comme apolitique, mais si j'écris sur comment l'assassiner en vertu de sa position de pouvoir absolu sur ma vie et ma mort, je suis déclaré fou.

Il y a un mois j'ai repris le poste rédacteur en chef du Steampunk Magazine, que je suis très heureux de ramener à la vie après son année de pause. À l'heure actuelle, nous recueillons des écrits pour le numéro 8. Non, chaque histoire nous créons, et non tous les articles que nous imprimons, ne sont pas un appel passionné pour la révolution. Mais il ya beaucoup d'entre nous qui se consacrent à faire que le steampunk reste fidèle à ses racines en tant que genre et sous-culture qui n'a pas peur de remettre en question les hypothèses sous-jacentes de la culture dominante et de tirer ses propres conclusions."


On peut consulter et télécharger gratuitement le numéro 8 (en anglais) ici >>> http://www.steampunkmagazine.com/ et les autres aussi.... Et écouter Magpie Killjoy ses chansons étant en libre téléchargement sur la toile...

Pour finir enfin, l'article traduit (Merci Aude pour le boulot déjà effectué) de Nick Ottens en réponse à l'article de Pho cité par Egon:

On y retourne!: «Le radicalisme Steampunk"

"Alors que la plupart steampunks généralement favorables à un renouveau de l'esthétique du XIXe siècle comme une réponse à l'aliénation moderne, beaucoup n'aiment pas reconnaître que leur attitude pourrait être considéré comme idéologique."

En effet! La citation est tirée de l'article «Constructions gauchistes», publié dans le dernier numéro de la revue progressiste Overland et écrit par la blogueurse steampunk Diana Pho M. de Beyond Victoriana

Remarquez la subtilité: "Les Steampunk n'aiment pas reconnaître que leurs attitudes pourraient être considérées comme idéologique" Bien sûr, Pho est là pour nous dire ce qu'ils sont, que nous le voulions ou non..

Réinterpréter l'histoire, selon Pho "est toujours un geste politique, admis ou non." Elle détournent volontairement quelques réflexions sur pourquoi les fervents conservateurs qui aiment que le steampunk soit juste un hobby refuse de l'admettre.

"Peut-être que le refus par certains Steampunks de l’idée politique est enracinée dans leur ignorance volontaire de ce qui fait qu’un acte personnel devient politique. Peut-être qu’ils ne voient la politique qu’en termes de pétition, de manifestation à Wall Street ou de libération des dauphins. Peut-être qu’ils n’associent l'idée politique qu’avec la mise en perspective plus globale (et son échec) de l’état."

Peut-être que c'est une question de ce qui définit la politique. En tout état de cause, la meilleure description de la politique steampunk que Pho est en mesure de fournir est qu'elle constitue "une communauté qui soutient la conviction que nous ne vivons pas à la fin de l'histoire, mais somme constamment en train de la reconstruire en mieux". Vous pouvez l'appeler progressiste mais là encore, il s'agit bien d'une idée libérale (dans le sens classique européen du terme) aussi. Elle définit une philosophie politique cohérente. Même les conservateurs peuvent vivre avec cette définition.

Il faut lire entre les lignes pour savoir quel genre de politique pour le steampunk Pho a dans l'esprit. Elle admet qu'il y a une chose comme "une idéologie steampunk gauche" (c'est moi qui souligne) et l'oppose à la compréhension bienheureuse des amateurs du genre dont les «attitudes" "peuvent rester résolument rétrogrades." Il y a des références exclusivement à la gauche des penseurs steampunk et à l'aile gauche des publications steampunk et, oui, des condamnations régulières du "Victorientalisme" et la romance impériale.

Le lecteur qui ne sait rien à propos du steampunk aura des difficultés de ne pas avoir l'impression en lisant l'article de Pho que le steampunk est en fait une idéologie de gauche et il y a justement «un peu» de gens qui ne le savent pas encore.

Bien essayé, mais tu vas devoir faire mieux que de prétendre que nous sommes tous des gauchistes latents qui n'ont tout simplement pas compris que la lecture de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires ou que se déguiser en costume du XIXe siècle pour retrouver des amis constitue une activité décisive révolutionnaire. Nous essayons simplement de passer un bon moment. Arrêtez d'essayer de forcer un programme politique sur ce que nous faisons parce que vous ne pouvez pas séparer la politique de vos votre passe-temps."

Je suis peut être de parti pris (de gauche :twisted: ) mais La réponse de Nick est simpliste voire simplissime au vue des riches développements qu'avait apportés Diana Pho qu'on y adhére ou non. Juste un "petit"détail (parmi beaucoup d'autresdans cette tentative de réponse très formatée) qui me gêne: Alan Moore n'a jamais caché ses appartenances et sympathies au mouvement anarchiste (il est anarchiste et végétarien) et ce n'est pas un gars qui fait "juste" de la BD pour ados boutonneux (pour cela il y a Marvel ou DC et leurs super crétins) Jusqu'ici les films tirés de l'œuvre de Moore ont été des adaptations hollywoodiennes ayant finalement peu à voir avec l'original au point que Moore refusa même de toucher les droits sur les films tirés de ses œuvres. - Wikipédia - Putain! plus anar tu meurs sur une barricade. Alors oui je pense que la BD de La ligue des Gentlemen extraordinaires est un "chouïa" politisée... Tout comme Watchmen ou V de Vendetta. Oui je pense comme Pho (avec quelques différences toute fois du fait de mon appartenance à une vision européenne de la politique) qu'il y ait du "politique" et même du gauchisme dans le Steampunk ce qui peut, je le conçoit, effrayer le British ilien et conservateur qui sommeille dans Nick et ses amis qui peut aussi aimer le Steampunk pour son côté esthétique et amusant tout comme l'européen "apolitique" et c'est valable pour les cinq continents (même si à ce jour je n'ai pas encore vu malheureusement de Steampunks Africains. Sûrement un dommage collatéral du colonialisme :mrgreen: ...)

Comme je l'ai déjà dit le steampunk et son origine le cyberpunk sont politisés "de facto" c'est comme ça et on n'y peut rien et ce n'est pas moi qui le dit mais les inventeurs eux mêmes (K. W. Jeter, Tim Powers, James Blaylock et Gibson) du mouvement littéraire à l'origine d'un mouvement plus vaste encore. Faudrait quand même penser à écouter et lire dans le texte un peu ces braves gens, quand ils vous hurlent, eux qui l'ont créé je le répète, que le steampunk C'EST POLITIQUE!

Ensuite comme Néo dans Matrix on a le choix: soit on prend la pilule bleue et comme Nick on passe un bon moment en costume entre amis faire de beaux rêves.... soit on prends la rouge...

Vous, quel est votre choix? :twisted:

Moi c'est la rouge sans hésitation... je reste au pays des merveilles et je descend avec le lapin blanc et tous ceux qui veulent me suivre au fond du gouffre...
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Re: Le steampunk doit-il être politisé ?

Message par Melancole » 29 août 2012, 16:53

Il ne me semble pas que le Steampunk ait une quelconque obligation morale à être politisé, le Steampunk c'est ce qu'on en fait, ce qu'on veut en faire mais en aucun cas ce qu'on doit en faire.

Je vois deux niveaux dans cette vaste question.
Le premier concerne la politique au sein de ce que l'on pourrait appeler une "oeuvre" steampunk (c'est à dire une création, de quelque nature qu'elle soit). Bien sûr, la question politique y est déjà présente, de nombreux exemples ont été mis en avant et c'est normal puisque le Steampunk tire ses racines de la Science-Fiction qui aborde déjà allègrement le sujet (pour ne citer qu'un titre: 1984, qui doit, je pense, être un des livres de chevet de pas mal de monde ici) ainsi que du XIXe siècle qui a vu fleurir des auteurs engagés sur les questions politiques et sociales (Zola, Hugo, ...)

L'autre manière d'envisager le problème (celle qui fait le plus débat, il me semble) concerne les implications politiques du Steampunk; c'est à dire le Steampunk dans la politique et non plus la politique dans le Steampunk. Il est à noter que j'utilise là le terme Steampunk dans son sens de "mouvement culturel" alors que dans le premier cas, il s'agit d'un univers artistique.
Dans ce cas-là, je dirais que les philosophies et les idées politiques qui en découlent sont aussi diverses et variées que les démarches et la façon d'aborder le Steampunk. Elles sont toujours là, plus ou moins prégnantes selon les sensibilités de chacun, mais je doute qu'on puisse les unifier sous un seul et même étendard. Et au fond, est-ce nécessaire? N'est-ce pas plus intéressant de s'interroger sur le sens que chacun trouve dans sa relation au Steampunk plutôt que de rechercher une résonnance dans les opinions d'autrui?
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