Steampunk et genre

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Lady Chapillon
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Steampunk et genre

Message par Lady Chapillon » 16 janvier 2014, 10:45

Suite à une publication d' Arthur Morgan sur facebook (de cet article pour être précis), je vous propose ici un débat sur le genre dans le steampunk.
Comme toujours, on va me dire que ma phrase de lancement n'est pas assez ceci ou cela mais je me lance quand même :
Le steampunk joue t'il sur la vision classique des hommes et femmes et si oui, pourquoi?

Je pense notamment d'un point de vue uchronique et historique aux femmes à barbe, aux femmes en pantalons, aux hommes en gilets corsetés, aux rôles classique de chacun dans la société du XIXe et à notre société actuelle. L'article de Dame Bess dans l'un des petits vaporistespeut nous fournir des pistes de départ.

Bien sur, ce débat n'a pas vocation a partir vers des rivages nauséabondes et homophobes ou sur le très à la mode "touche pas à mon genre". Je propose simplement de s'interroger entre personnes ouvertes et de bonne compagnie.
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Heyk
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Re: Steampunk et genre

Message par Heyk » 16 janvier 2014, 12:01

Le steampunk est un laboratoire. Il permet d’expérimenter de nombreuses choses. C'est un prisme déformant qui permet au vaporiste/steamer de se projeter dans un autre contexte.

Dans ce cadre là il permet forcément aux individus d'explorer des projections fantaisistes d'eux-mêmes et cela de manière décomplexée. Donc je pense qu'il est un outil sain en général pour prendre du recul sur son identité sociale mais aussi un outil d'analyse et de "traque" de soi au travers des projections de l'ego.

Alors oui il permet de jouer sur les perceptions du monde (par extension de soi) et donc les perceptions des genres (mais aussi la perception du temps, de l'art, de l'orient et peut être de la choucroute).

Après si on essaie de focaliser cette idée sur l'idée du débat, je trouve que le steampunk et tous les moyens de se costumer permettent d'explorer le genre et de faire évoluer sa propre perception avec le savoir que va agréger l'individu en faisant cette "persona".

On a souvent des filles/femmes qui disent "Oh tel jour je me fait un costume avec un côté un peu garçonne" ou le cas de Clothaire qui a un costume de Steam-Maquerelle ou encore Dame Bess en tenue d'officier (sublimes l'un et l'autre). :twisted:

Comme toute activité légère et festive on a le risque de tomber dans les clichés mais le cadre "historique XiXème" permet de revenir à des thématiques explorées par cette période que tu soulignes en exemple (bien que ça n'empêche pas la vulgarisation ou le fait de rétrograder les genres).

Au final, oui, le steampunk va permettre de questionner l'histoire/les genres car il permet la fantaisie, je ne pense pas que ce soit spécifique à la question de genre. C'est un outil, il permet de mettre en lumière certaines anecdotes positives sur le conflit de genres tout comme on saura trouver des anecdotes outrageantes.

Le steampunk n'a pour lui que le fait de grossir ces traits et anecdotes, mais il ne constitue pas à mon sens le levier efficace pour faire changer totalement la perception, au mieux il initie une réflexion.
Dernière modification par Heyk le 16 janvier 2014, 15:37, modifié 1 fois.
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Re: Steampunk et genre

Message par Mycroft » 16 janvier 2014, 13:40

Le steampunk accepte et comprend la différence que nos ancêtres n'acceptaient pas, et c'est déjà pas mal en attendant mieux.
Sans citer de nom et pour faire simple, les femmes en pantalon et les hommes en corset ne sont pas rares.
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Valvakas
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Re: Steampunk et genre

Message par Valvakas » 16 janvier 2014, 16:52

L'avantage c'est que les codes n'étant pas imposé comme il aurait pu l'être à l'époque, permette une plus grande liberté d'expérimentation de soi. Pouvoir tenter d'être quelqu'un d'autre, dans une autre fonction de l'où on attend la personne.

Le cliché de l'homme militaire et de la lady avec sa crinoline peut donc totalement être renversé car l'évolution de la technologie au final peut très bien justifier l'évolution culturelle des genres.
Un peu comme le Burlesque qui a peu a peu ouvert ces portes au boy-lesque, les mœurs n'étant plus les mêmes à l'heure actuelle, le steampunk en fait de même.

Le genre ne serait bloqué uniquement que si l'on ne prend que l'idée du reconstitutions historique, dénué de fantaisie et d'imagination.

H.S: Et si je me souviens bien, à l'époque victorienne, les hommes de haut rang portais aussi des corset car la taille de guêpe était aussi très bien vu chez les hommes de la haute.
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chaton
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Re: Steampunk et genre

Message par chaton » 16 janvier 2014, 18:26

pour répondre à la question qui ouvre le sujet, moi je pense que oui ! On peut jouer sur son identité, parce qu'après tout, se costumer (c'est valable pour le steam comme pour beaucoup d'autres communautés) c'est aussi se travestir, il peut être tentant de jouer sur l’ambiguïté ou l'androgynie d'un personnage à travers des mélanges vestimentaires, sans aller au travestissement complet !
Mais déjà, au XIXeme, le dandysme chez les hommes pouvait paraître ambigu (je sais pas pour les femmes par contre, je connais pas assez l'époque pour le dire ^^)
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Re: Steampunk et genre

Message par Dame Bess » 18 janvier 2014, 18:25

Attention, pavé!

La question du genre est au cœur de ma réflexion personnelle sur le steampunk, autant que l'angle d'attaque de mon travail universitaire, alors ce débat tombe un peu à pic :mrgreen: . Je pense qu'en terme de gender studies, (le champ des études de genres, autour de l'idée que "l'homme" et "la femme" sont des constructions sociales, qu'il n'y a pas que 2 genres étanches, mais une infinité d'identités, et que chaque individu peut construire la sienne selon les modèles sexuels qu'il souhaite - attention cette définition est partielle, pour en savoir plus, allez par exemple là http://www.madmoizelle.com/theorie-genr ... ons-172321), il faut distinguer deux steampunk, le steampunk dans la pop-culture, soit tout ce qui est lié à la littérature, au cinéma, aux séries, etc, et le steampunk 'sociologique', c'est-à-dire le mouvement tel qu'on le pratique tous ici ou presque, à savoir le fait de se retrouver et de se costumer.

Parlons d'abord littérature, qui est peut-être le domaine artistique où l'on trouve le plus d’œuvres que l'on peut appeler "steampunk". Une grosse partie actuelle de la production fait partie du domaine de la bit-lit, c'est-à-dire un type de littérature écrit souvent par des femmes et pour des femmes - l'exemple typique étant Anno Dracula. C'est un genre littéraire qui n'est peut-être pas extraordinaire sur le point de vue strictement littéraire, quoiqu'il y ait dans le lot quelques pépites comme partout, mais qui peut être intéressant pour l'évolution des points de vue sur le genre (gender). Typiquement, c'est l'histoire d'une héroïne jeune et belle, souvent indépendante, entraînée dans de grandes aventures - et qui tombe amoureuse d'un vampire. Ces livres ont bien sûr une composante plutôt conservatrice au sens où il est impensable que l'héroïne ne tombe pas amoureuse, et qu'ils offrent une vision très traditionnelle de l'amour et de la sexualité - pas d'homosexualité par exemple - mais en même temps ils sont progressifs par d'autres côtés : il est rafraichissant non seulement que le livre soit rédigé du point de vue d'un personnage féminin, que tout dans sa vie ne tourne pas autour des hommes, mais en plus que ce personnage soit présenté comme non dépourvu de ressources : il sait se débrouiller dans un monde agressif, jongler entre vie sentimentale et vie professionnelle, etc. Si on s'intéresse au versant "masculin" de la littérature steampunk - soit le steampunk écrit par des hommes, les femmes ne sont pas non plus enfermées dans des rôles traditionnels. Dans Les Voies d'Anubis, de Tim Powers, le personnage d'Elizabeth Jacqueline Tichy est particulièrement intéressant : cette jeune femme se travestit en mendiant pour venger la mort de son fiancé, aide régulièrement le héros de l'histoire - dont elle deviendra à la fin du roman la femme - et réussit même à tuer Darrow, personnage très dangereux, le militaire qui a monté l'expédition dans le temps. On peut par contre regretter que ce soit l'unique personnage féminin d'intérêt parmi une pléthore de personnages masculins savoureux. Prenons un ouvrage français cette fois-ci, et plus récent : Les enchantements d'Ambremer. On y trouve de nombreux personnages féminins au pouvoir, comme La Reine des Fées, le "méchant" principal est une femme également, La Reine Noire, contre laquelle le personnage principal masculin ne peut pas lutter (elle est défaite par un autre personnage de sexe féminin, la Mère des Licornes), et deux femmes accompagnent le héros dans ses aventures, Cécile de Brescieux, et Isabel de Saint-Gil. Cette dernière est sans doute le personnage féminin le plus intéressant, puisqu'elle est un mélange entre une Irène Adler et un Arsène Lupin, capable de se battre autant que de réfléchir. On regrettera tout de même que le duel final soit entre deux hommes, le héros Griffont, et l'âme damnée de la Reine, Maupuis, et que le premier envoie loin du lieu de l'affrontement sa comparse dans un réflexe tout à fait stéréotypé de mâle protecteur. Globalement, même si le steampunk contribue effectivement à une évolution des perceptions genrées, il le fait sans aller au bout de son argument, et de manière relativement consensuelle.

La seule série à poser véritablement la question du droit des femmes et de leur égalité avec les hommes est une série anglaise de trois romans, du domaine de la gaslight fantasy : Cold Magic, Cold Fire, et Cold Steel de Kate Elliott. La série se concentre sur le destin de deux cousines, suivant le point de vue de Cat, jeune femme mariée de force à un mage pour des raisons politiques. Non seulement la série montre des personnages féminins pleins de ressources, mais aussi très complexes et très différents : d'un côté Cat, l'héroïne, se bat avant de réfléchir, n'est amoureuse que d'un seul homme - même si elle a des relations sexuelles avec un autre à un moment - sauve à de nombreuses reprises celui qu'elle aime, pourtant lui-même un mage très puissant, et finit par se libérer de l'emprise magique qu'exerce son père - qu'elle appelle "sire" ce qui montre bien qu'il est l'incarnation même de l'esprit patriarcal - sur elle, autant qu'elle met en échec à la fois un puissant mage qui domine son mari, et un général qui voudrait faire d'elle son assassin personnel, tous deux incarnant également le pouvoir patriarcal sous toutes ses formes. De l'autre côté sa cousine Bee apprend d'abord à utiliser ses charmes pour se sortir de toutes les situations, puis éviter d'être utilisée pour son don de prescience, se marie et divorce pour l'influence que cela lui apportera, et enfin devient leader politique d'une révolution, maniant la parole et le langage comme armes aussi efficaces que l'épée de sa cousine. Elle refuse par ailleurs de devenir maîtresse d'un homme qu'elle apprécie pourtant, parce qu'elle préfère son honneur et sa liberté, multiplie les amants de divers âges sans être contrôlée par aucuns, et réussit à faire progresser efficacement la libération des femmes dans cette Europe des années 1850 uchronique. Le livre aborde autant le problème des vêtements - entre robes peu pratiques et liberté de porter des pantalons de chasse par exemple - que des problèmes plus complexes, comme le viol - Cat en est la victime - mais aussi la difficulté de concilier amour pour quelqu'un et la volonté d'être libre - lorsque le mari de Cat l'enferme dans une cage dorée, elle finit par s'en échapper et lui rappeler qu'elle veut choisir sa vie. Enfin, le langage ouvertement misogyne des personnages masculins est régulièrement contredit par la logique implacable et les répliques pleines d'esprit des deux personnages féminins. Cette série est donc la preuve qu'on peut remettre en question la répartition actuelle des genres par le steampunk, et montrer des modèles d'émancipations.

En termes de cinéma et de séries, les exemples manquent un peu pour faire une véritable analyse des apports que peut faire le steampunk aux gender studies : mais on notera que dans la série à esthétique steampunk Warehouse 13, les personnages féminins sont aussi nombreux que variés et complexes, entre Claudia, vrai petit génie informatique, et Myka, personnage à la fois très physique mais aussi très intellectuelle - elle a une culture littéraire immense, et se bat très bien, d'ailleurs elle le fait sans talons, contrairement à de nombreuses femmes de fiction qui se battent avec 13 cm sous les pieds au mépris du bon sens. Le personnage le plus fascinant qui a généré dès le début un amour immodéré parmi le fandom est HG Wells, une femme, présentée comme la soeur de l'écrivain, qui aurait profité de ses talents pour lui faire écrire ses romans à sa place. Elle est à la fois très intelligente, et très douée pour le combat, très irrévérencieuse dans son rapport à la domination masculine, comme on peut le voir dans les quelques flash-backs où on revient à son époque, et également très sensible - la mort de sa fille est son grand drame personnel. Ce personnage évolue, entre noirceur et rédemption, au gré des saisons, sans jamais être stéréotypé. On remarquera aussi que les personnages féminins sont très peu sexualisés, ce qui est plus qu'agréable.

Je vais maintenant aborder le steampunk comme mouvement, tel que nous le pratiquons. Je trouve que ce mouvement est particulièrement propre à mettre en cause les barrières entre les genres, plus que le gothique, par exemple, ou que la reconstitution historique, parce que justement il se base sur une uchronie, et que nous sommes libres d'incarner des aventuriers, des médecins, des mécaniciens, etc, même en étant des femmes - ce qui était impensable dans la société du XIXème siècle. Personnellement, j'ai mis cette problématique du genre au cœur de ma recherche de costume, en essayant de privilégier les travestissements complets (pourquoi ne faire les choses qu'à moitié?). Je trouve par contre qu'hélas, une majorité des costumes féminins - en particulier aux Etat-Unis - restent dans des cases bien définies, et privilégient soit les robes complètes dans un style un peu "histo", soit des jupes sexy montrant les jambes, en jouant la carte de la sexualisation à outrance. Entendez-moi bien, je n'ai rien contre un costume sexy, j'en porte régulièrement, et un costume sexy n'est pas forcément synonyme d'infériorité de la femme, mais je trouve dommage qu'il soit devenu la norme écrasante dans les costumes féminins que l'on voit en rassemblement. Un costume féminin n'a pas besoin d'être sexy pour être beau, je pense par exemple à Ievannah qui est tout aussi sublime en Pierrot, ou en frac avec une moustache, qu'en danseuse orientale. Inversement, nous manquons aussi de costumes masculins un peu plus osés, comme celui de Clothaire cité plus haut, qui est incroyable. Et je suis sûre qu'il n'y a pas que Tom Fiddler pour bien porter les corsets et les talons. Nous en sommes venus dans notre pratique quotidienne à des costumes un peu trop stéréotypés et répétitifs, alors que justement, le steampunk doit être un laboratoire d'expérimentation vaste, et sans limite. Je pense donc que le steampunk pourrait mettre en cause les représentations classiques de l'homme et de la femme, mais qu'en pratique, il ne le fait que trop peu...
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Re: Steampunk et genre

Message par Demo » 18 janvier 2014, 19:23

Dame Bess,
J'aime beaucoup ton argumentation et j'approuve ta conclusion.
Par contre, Anno Dracula ( et ses suites ) ne font pas partie de la bit lit : Kim Newman est un homme.
Et oui Kim est un prénom ambivalent ( ce qui rejoint d'ailleurs le débat ).
Une autre série bit-lit / ya ( young adult ) qui remet les stéréotype en cause c'est Sans Âme / Soulless de Cail Garriger.
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Le steampunk c'est d'abord l'élégance, alors c'est pas connard MAiS Monsieur Connard !
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Re: Steampunk et genre

Message par Amatos » 18 janvier 2014, 22:50

Après le pavé très instructif de dame bess difficile de reprendre. Pour paraphraser ce qui a été dit le steampunk dans le sens rassemblement de joyeux/ses huluberlue/es peut faire évoluer les stéréotypes de genre vu que l'avantage de la fiction permet de créer des personnages contrairement à la reconstitution histo qui est limité par des connaissances/préjugés
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Re: Steampunk et genre

Message par Lady Chapillon » 19 janvier 2014, 00:02

*penses trés sérieusement à faire une déclaration d'amour à Bess"
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Re: Steampunk et genre

Message par sombrefeline » 19 janvier 2014, 13:18

Wow, superbe intervention , Dame Bess (qui me donne en plus envie de découvrir cette série "cold magic".

Dans les exemples, j'ajouterai bien Derwin, dans la série "Leviathan" de Scott Westerfeld, jeune fille déguisée en garçon pour servir dans à bord d'un aéronef, et qui, au final, se révèle hyper compétente dans ce rôle (bien plus que certains des garçons, à mon humble avis).
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