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[RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Seconde saison.

Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar Heyk » 24 Septembre 2013, 09:46

Alors que l'équipée marchait au travers du dédale en esquivant les pièges, des bruits de pas pressants se firent entendre en arrière. Il semblerait que ces derniers soient suivis.

Les pas étaient à peine discrets, comme ceux d'une personne mal embusquée, quoi qu'il en soit, ils signifiaient au groupe qu'une personne était en approche et sa démarche était vive, comme pressée.

Enfin, au bout de quelques secondes et comme si un morceau des ombres se découpait pour former sa silhouette, le bédouin sorti de l'obscurité. Il tenait deux manchons en bois entourés de chiffons et enduit d'un liquide visqueux. Des torches mais éteintes.

"Vous faites un boucan d'enfer, c'est pas la nouba*, calmez-vous, en plus on est à peine suivi par des agents. J'étais dans la salle aux automates et il n'a pas fallu beaucoup de temps pour qu"une équipe se rendent sur place, je pense qu'ils suivent notre trace, donc soit on fait une embuscade, soit on avance vite. Ils sont cinq et armés."

Il s'adresse à tous, mais à l'air de chercher du regard Kaïn, qui semble être familier avec la protection des civils et Logan qui est armé.

* signifie une musique jouée de nuit mais par extension une fête/java nocturne
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar Fée Mécanique » 28 Septembre 2013, 20:46

Après la salle aux pulsions lumineuses et l’embuscade, nos aventuriers eurent encore à affronter des pièges au raffinement inégalé, de plus petits robots et même un tigre géant qui avait du se perdre, à moins qu'une explosion n'ait détruit le système d'ouverture du zoo privé. Le couple d'autruche apporta la réponse.

Au détour d'un couloir, et après que plusieurs combattants aient accepté de parler dans un sabir turco-russe sous les menaces, nos aventuriers débouchèrent à 5m du sol, sur une passerelle doté d’un escalier qui surplombait un gigantesque engin semblable à une fusée d'artifice géante. Mais son aspect semblait surtout promesse de mort… A son pied, manipulant une console constellée de manivelles de bouton et d’instruments de mesure, Rasputinov ! Et sous la garde étroite de deux robots, Lady Chapillon et le professeur Dent se tenaient devant lui. Lady Chapillon se tenait, droite et pâle face à l’aventurier russe, tandis que le professeur geignait doucement, son bras gauche formant un angle biscornu et non euclidien.

La conversation semblait très animée, et bientôt les éclats de voix permirent à nos aventuriers de mieux comprendre la situation.

"- Et oui, vous avez été trompée par le Professeur Dent ! Votre naïveté vous a couté bien des larmes !

La réponse de Lady Chapillon fut étouffée par un crachement de vapeur.

- Joignez-vous à moi Lady Chapillon. Avec l’Œil d’Horus et les travaux de votre père, nous aurons tôt fait de mettre le monde à genoux. Nous deviendrons les nouveaux tzarévitchs, et, je vous en fait le serment, la première destination de mon Dvigatel sera New York et Maitre Coppelbolt ! A présent que vous savez qu’il sert l’ombre défunte de Ravington, vous ne pouvez tolérer son existence ! Il vous a trompé, œil pour œil, dent pour dent !

- Jamais ! Ce serait trahir l’héritage de mon père ! Même pour tout l’or du monde, même pour cette source inépuisable d’énergie qu’est l’Œil d’Horus, même si cela devait être mon dernier souffle, je vous dis non, Rasputinov. Votre œuvre de mort, vous la répandrez seul.

- Vous oubliez les Ferghana, dont j’ai gagné la confiance depuis des années ! Vous auriez du rester en Egypte, vous casser les dents devant l’absence de l’Œil, plutôt que de vous acharner à vouloir me suivre.

Le professeur Dent haletait. Même à cette distance, il était évident qu’il avait besoin de soins urgents. Lady Chapillon vibrait de fureur, et dans sa robe déchirée, sa chevelure défaite, elle ressemblait à une héroïne de tragédie. Rasputinov, solennel, appuya sur un bouton de mise à feu.

- Ainsi, votre vie s’achève ici …"

Rasputinov tira sur Lady Chapillon, mais ce fut Dent, qui, s’interposant au dernier moment, reçut la balle à l’épaule. Au même instant, Rasputinov recula, les yeux écarquillés, l'écume aux lèvres, un trou au milieu du front. Il s’écroula. Ses gardes se tournèrent immédiatement en direction du coup de feu, et commencèrent à arroser les aventuriers. Lady Chapillon profita de la confusion pour se jeter immédiatement sur la console, en vue d’arrêter le processus de mise à feu. N’y parvenant pas, elle déchira sa robe, enroba l’Œil d’Horus et l’extraya de son habitacle. Tout se dérégla.

La suite ne fut que bruit et fureur. Puis survint le silence, et au milieu l’équipage de la Fée, vainqueur. Le combat avait fait des dégâts, et les aiguilles des instruments pointaient toutes au rouge, tandis que retentissaient les cris stridents des sirènes.
"Mes amis, merci d’être venu à mon secours … mais à présent il nous faut fuir, et vite !"

La course fut éperdue, mais bientôt la lumière du jour pointa au bout d’un tunnel. Ils eurent à peine le temps de faire quelques mètres pour se réfugier derrière un rocher que la base implosa, crachant et sifflant du métal et de la roche brûlante pendant de longues minutes. Le sommet de la montagne n’était plus qu’un cratère, et les rêves tyranniques de Rasputinov achevés.

La descente se fit en silence, chacun ressassant ce qu’il avait vécu ou se concentrant sur ses blessures. Le professeur Dent était soutenu par Lady Chapillon, et ils échangeaient à voix basse. Il était question de sacrifice, de pardon, d’horreurs vécues qui soudent bien plus que les contrats, et des immenses possibilités qu’offrait l’Œil d’Horus pour réparer la Fée, et lui offrir une autonomie et une robustesse qui tiendrait du miracle aux yeux de la Science !

Lorsque le village fut atteint, et les plaies de chacun pansées, Lady Chapillon rassembla son équipage et leur raconta ce qu’il s’était passé dans la Montagne. La folie de Rasputinov, le courage de ses amis, ceux qui y avaient laissé leur vie, ceux qui à présent en garderait le souvenir physique … Et elle révéla ce qu’était l’Œil : non pas une source de savoir, comme les légendes avaient fini par le raconter, mais une source d’énergie, dont les propriétés semblaient inépuisables. D’après les observations des ingénieurs et amateurs de sciences du vaisseau, ses caractéristiques rappelaient celles du radium ... mais le radium ne sert qu’à rendre des choses phosphorescentes ! Assurément, les Anciens avaient inventé quelque chose que l’Homme moderne n’appréhendait pas encore ... et eux même ne devaient que partiellement comprendre son fonctionnement, mais en craindre l’usage pour l’avoir si bien protégé pendant des siècles.

Et cette ressource assurément, si chacun partageait son savoir, aller permettre de réparer la Fée ! Ils n’étaient donc plus prisonniers de la vallée, seulement « retardés », le temps d’effectuer les réparations et de récupérer ce qui pouvait servir dans la base détruite. Puis, pour ceux que cette histoire n’avait pas lassés, la Fée pourrait reprendre son voyage ... d’agrément !

Il s’agissait à présent de solder les héritages de Ravington. Lady Chapillon annonça que le Professeur se joignait à elle - de façon honnête cette fois-ci, et qu’un homme qui n’avait pas hésité à recevoir un coup qui lui était destiné ne pouvait que s’être repenti de sa tromperie. En outre son savoir les avait plus d’une fois tiré d’affaire. Quant à Maitre Copperbolt et sa clique, le témoignage du Professeur, quelques bonnes relations et les preuves accumulées devraient suffire à les acculer. Peut-être pas à les condamner, sinon à une prison dorée pour éviter le scandale. Mais plus jamais ils n’auraient d’influence.

Image

Ici s’achève la deuxième saison de la Fée Mécanique. Une nouvelle est en préparation, avec une nouvelle équipe. Vous pouvez raconter ci après les actions de votre personnage, ou ce qu’il décide de faire à la suite de cet épilogue ... Merci de nous avoir suivi !
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar Antoine Jolivet » 29 Septembre 2013, 23:10

La fin de cette aventure avait mis les nerfs de chacun à rude épreuve, et ceux d'Antoine n'échappaient pas à la règle.

Sa mission s'achevait à présent : plus que le dirigeable convoité par Léopold II, l'Oeil d'Horus était un bien unique qui pourrait rendre désormais la petite Belgique la nation la plus puissante d'Europe... voire même de l'Univers !

Fortement impliqué dans la remise en état du dirigeable, grâce à ses connaissances en mécanique et en électromagnétisme, le soi-disant reporter pouvait sans trop de mal subtiliser l'engin. Les réparations effectuées sur la moto volante de Fergusson lui permettraient de s'échapper facilement, avant même que la Fée ne soit opérationnelle...
Plus rien ne le retenait désormais...

Cependant, il hésitait...

Plus d'une fois, sa petite voix intérieure lui avait sauvé la mise, mais également rappelé combien le métier d'espion pouvait se révéler cruel : l'on n'y trouvait pas de place pour les sentiments... Or, bien qu'ayant côtoyé les pires crapules, et souvent avoir du assister à la mort d'innocents, lorsqu'il n'était pas lui-même indirectement responsable de celle-ci, Antoine Jolivet gardait au fond de lui une indéfectible humanité.

Aussi, un matin, très tôt, alors que chacun s'affairait à sa toilette ou à se lester d'un copieux petit-déjeuner, le Belge, vêtu de sa tenue la plus recherchée, une jaquette grise sur gilet de soie rebrodé de fils de cuivre, chaussé de souliers guêtrés de jaune assortis à sa pochette et à sa bouffante Ascott, coiffé d'un élégant haut-de-forme gris, se faufila dans les coursive sans être aperçu de quiconque.

Arrivé devant la cabine de Lady Chapillon, il écouta brièvement, puis sorti sa fine trousse à outil et, en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, se retrouva dans la cabine, ou plutôt le bureau, dont il referma soigneusement la porte.

Des dossiers soigneusement empilés, les plans des travaux en cours sur la Fée, des livres comptables s'alignaient avec ordre sur les tables et recouvraient un magnifique meuble en merisier...

« Le bureau d'Ensor ! Décidément, ce n'est pas facile ! »

Il avisa le coffre-fort, dont la combinaison, il le savait, ne lui résisterait pas une minute et demie...

Mais il n'y toucha pas.

Le fauteuil de la Capitaine, faisant face à la porte, lui tendait les bras... Il le contourna, déplaça une chaise et s'y assit, de façon à n'être pas vu tout de suite de la Maîtresse des lieux.

Justement, des pas nets et vigoureux claquaient rapidement... La clé tourna dans la serrure et Lady Célia Chapillon entra, avec sa vivacité coutumière. Pourtant, à peine la porte refermée, ses épaules s'affaissèrent et un profond soupir s'échappa de ses lèvres. Cette femme énergique, cette intrépide aventurière meneuse d'hommes, par moments, doutait de sa force, se sentait dépassée par l'ampleur de sa tâche... Elle se ressaisit, se retourna...

... Et manqua s'étrangler lorsqu'elle aperçut l'individu assis, très droit, dans le coin de la cabine.

« Mais... Monsieur Jolivet ! Que faites-vous ici ? Comment êtes vous entré ? Sortez immédiatement ou j'appelle la garde ! Jamais je ne me serais attendue... »

Antoine se leva lentement, ôtant son chapeau, et fit un geste d'apaisement accompagné d'un sourire.

« Vous auriez, Madame, tous les droits de faire jeter aux fers un homme s'introduisant chez vous par effraction. Cependant, permettez-moi de vous livrer les explications que je vous dois. »


Il lui indiquait avec déférence le fauteuil d'acajou capitonné de velours d'un rouge profond, mais la Capitaine se contenta de rester debout, s'appuyant au dossier, comme un rempart dressé entre elle et son interlocuteur.

« Madame, j'ai quelques aveux à vous faire... Tout d'abord, mais de cela, je pense, vous vous doutiez, je ne suis pas journaliste... Ou du moins, cela n'est pas ma profession première.
Les grands de ce monde utilisent de plus en plus de ces hommes de l'ombre que l'on nomme, suivant qu'ils soient amis ou ennemis, « agents secrets » ou « espion »...

Je suis l'un d'eux, au service d'un Roi visionnaire, exigeant, ayant pour son petit pays de grands projets... trop grands peut-être...

Toujours est-il qu'il m'a donné une mission : celle de m'emparer des plans de votre dirigeable, et si possible même de le lui ramener... »


« Je suis déçue, Monsieur Jolivet... Au-delà de ce que vous pouvez imaginer ! Comment avez-vous pu... » Les traits de Lady Chapillon, tirés par la fatigue, marquaient une profonde tristesse.

« Je le conçois Madame, vous avez été trompée... Mais vous n'imaginez pas combien il fut dur pour moi de conserver jusqu'à aujourd'hui ce lourd secret... Tant de fois j'ai failli tout vous révéler... au risque de me faire débarquer en plein vol...!

Vous remarquerez que, si je me suis bien introduit ici sans y être invité, je n'ai touché aucun document, aucun objet précieux, et que votre coffre est resté hermétiquement clos... Le fait que je sois toujours vivant en témoigne, car un coffre-fort installé par feu Ensor Chapillon, s'il n'est pas inviolable, ne permet pas à son cambrioleur de jouir de son larcin ! »

« Vous en savez des choses, Monsieur ! Les Services secrets de Léopold II sont bien renseignés, à ce que je vois ! »

« Non pas, Madame... Il se fait que je sais sur votre père bien des détails... que vous même sans doute ignorez... »

La Capitaine sentit le rouge de la colère lui monter aux joues :
« Mais c'est cela, allez-y, salissez la mémoire de mon père à présent ! Vous n'avez pas fait déjà suffisamment de dégâts comme cela ? »

« Ne vous laissez pas égarer par les apparences, ce que je veux vous dire, c'est que, plus encore que d'être un scientifique de talent et un inventeur de génie, Lord Chapillon était un homme de cœur, l'un de ces êtres trop rares qui n'hésitent pas une seconde à se sacrifier pour leurs amis les plus chers...

Madame... ceci vous dit-il quelque chose ? »


L'homme tendait à Lady Chapillon un fragment d'une photographie assez ancienne...

Image
par Antoine Jolivet, sur Flickr

A cette vue, l'attitude de la Capitaine changea du tout au tout, sa colère retomba d'un coup.

« Mais... comment est-ce possible... Cette photo serait-elle... ? »

Et, comme par réflexe, elle tira de son tiroir un petit cadre en argent qu'elle ouvrit... Il contenait lui-aussi un fragment de photographie

Image
par Antoine Jolivet, sur Flickr

Le pseudo-journaliste reprit : « Il y a de cela vingt-six ans, un jeune homme écervelé fut envoyé en Angleterre pour y étudier l'art et la science des métaux... Dans un laboratoire très coté, il fit la connaissance d'un trio de jeunes gens plus prometteurs les uns que les autres... Chacun d'eux devait devenir dans sa partie l'un des plus grand ingénieurs de son temps... Durant l'année que ce jeune homme passa à Londres, se déroulèrent des faits trop graves et trop complexes pour pouvoir vous les résumer ici... Sachez simplement que, à tour de rôle, chacun de ces jeunes hommes risqua sa vie pour sauver celle d'un autre... et à la fin d'une aventure, par bien des aspects, épouvantable, tous quatre sauvèrent l'Angleterre, son peuple et sa Reine ! »

Lady Chapillon s'assit.
« Ainsi... vous connaissiez mon père, Monsieur ? »

« J'ai eu cet immense honneur, oui, Madame. Et plus encore, car c'est grâce à lui que je puis encore aujourd'hui vous parler... il m'a sauvé d'une mort atroce, et ce geste, je ne l'oublierai jamais !
Aussi, Madame, pour la seule et unique fois de sa carrière, Antoine Jolivet va désobéir à son illustre patron... Je ne ramènerai rien à Sa Majesté... Je refuse que l'œuvre d'Ensor devienne un instrument de pouvoir ou de guerre, ou qu'elle tombe en d'autres mains que les vôtres. Vous seule avez le droit, et j'ose ici le dire, la force et les capacités nécessaires pour dompter la Fée Mécanique et en faire un instrument de paix ! Tonton Léopold peut bien aller se brosser, à partir d'aujourd'hui, je ne lui appartient plus ! »


La capitaine regardait pensivement les deux morceaux de photographie... Sans avoir l'air de prêter attention aux paroles du Belge, elle demanda doucement :

« Vous m'avez parlé d'un trio... Qui donc étaient les deux autres ? Les connaîtrais-je ? »

Antoine sourit.

« Madame, ce meuble qui appartenait à votre père n'a pas, je crois, livré tous ses secrets... Si vous étendez votre main gauche, là , sous le tiroir, vous sentirez comme un nœud dans le bois... ça y est ? Bien, pressez-le, deux fois, fortement... »

Lady Chapillon, interloquée, s'exécuta... Un déclic se fit entendre, suivi d'un léger glissement... un fin tiroir secret venait de s'ouvrir.

Elle en sortit une lettre, dont l'adresse lui fit verser une larme. Sous l'enveloppe se trouvait une photographie, complète cette fois, représentant un groupe d'hommes.

Image
par Antoine Jolivet, sur Flickr

Antoine lisait sur le visage de la Capitaine le travail douloureux que la mémoire et l'intelligence s'efforçaient de faire pour imaginer ce qu'avait été la vie de ces hommes avant sa naissance... Finalement, elle tourna son regard apaisé vers l'espion...

« Madame, si vous le désirez, et encore une fois, l'ignoble comédie à laquelle je fus obligé de me livrer vous y autorise, vous pouvez me faire arrêter, mettre à mort, ou me chasser sans autre procès, j'accepte d'avance votre sentence.

Toutefois, si vous acceptiez de pardonner à celui qui n'oublia jamais l'amitié que lui porta votre père, souffrez que je vous offre ici mes services. Jamais vous n'aurez à douter de ma loyauté ni de mon dévouement ! »
Dernière édition par Antoine Jolivet le 03 Octobre 2013, 07:22, édité 1 fois au total.
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar the frozen joke » 30 Septembre 2013, 13:09

Le mercenaire se releva à l'infirmerie. Il se souvenais de sa fuite à travers la montagne, de la avant dernière balle de son fusil fauchant Raspoutinov en pleine tète, (et la dernière dans le coeur juste au cas où) il se souvient de bras le portant, de la plaie qui se rouvre, puis le voile noir. Il est sanglé au lit, suffisamment de bandages pour le faire passer pour une momie et pas moins de 8 bouteille en perfusion. Kain se rendormit donc.

2 semaines plus tard, les réparations allais bon train. Fergusson sortit du lit pour voir que Jolivet avais réparé sa moto, et que la Fée pouvais repartir (pas au mieux de sa capacité, mais tout de même) Il passa un certain temps à discuter avec la capitaine et avec Dent, la lady le pria de reconsidérer son départ, ainsi que de la laisser s'occuper du cabinet de Cobelpot. Mais elle su qu'il n'en ferais rien.

Arrivé en Angleterre il quitta le service de Lady Chapillon. la Fée allais avoir besoin d'une longue période de réparation et lui avais des informations à récupérer auprès d'un certain avocat. un mois plus tard on retrouvais le corps de Cobelpot sur le pavé devant son appartement (un suicide d'après la presse) et le cabinet du pauvre homme fut rasé par une explosion peu de temps après (une fuite de gaz semble t'il)

Fergusson eut encore quelques échange d'informations avec Antoine Jolivet par la suite, et Sehlen reçu un héritage quelques peu incongru signé "bonne chance gamine"
Your death wont event make a dot on the list of the people who's waiting for me in hell. So mouv away, or this wil be the last thing on heart that you refuse to do.
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar Guillotine » 30 Septembre 2013, 20:51

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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar Tcheikovski » 02 Octobre 2013, 16:35

Tcheikovski Petrovitch, jeune russe en voyage... C'est ce qu'il avait imaginé, en quittant son pays. L'Autriche, la France, Kaboul, puis cette vallée glaciale... Et surtout, Sehlen. Le destin est bien étrange.
Les deux jeunes gens étaient sur le départ. Dans le village, Sehlen avait tant bien que mal réussi à rassembler des vivres mendiées aux habitants, malgré sa cécité.
Tchei, quant à lui, était retourné au monastère afin de remballer les affaires et remercier une dernière fois les moines.
Les deux tourtereaux s'étaient donnés rendez-vous à l'entrée du village, afin de partir dans les plus brefs délais.
Ils s'en allèrent vers les montagnes, bien décidés à rejoindre la Russie, et trouver de l'aide afin de rejoindre la France.

"Adieu, équipage de la Fée Mécanique. Un jour peut-être, les reverrons-nous. Mais pour l'heure, notre destin est déjà tracé... Du moins juqu'au prochain imprévu!"
Il parait que si on en coupe un bout, il repousse plus grand...
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar Heyk » 03 Octobre 2013, 23:41

Le bédouin avait observé l'Oeil d'Horus avec beaucoup d'attention. Tout du long de leur retour il s'était tenu proche de son porteur et une fois déballé et les discussions à son sujet ouverte il partagea aussi quelques anciennes légendes à son sujet.

Il ne manqua pas de consigner tout ce qu'il put à ce sujet afin d'en dresser un parfait portrait. Mais surtout d'en tenir une liste d'information les plus précises qu'il soit.

Si c'était une énergie ou un élément instable, il devait s'assurer que sa présence ne soit pas fatale pour les passagers ou pour la fée de nouveau, aussi se proposa-t-il de l'étudier. Il était quelque peu chimiste et pouvait faire passer de nombreux tests à l'objet. C'est pourquoi il en fit part des les premiers instants à qui de droit.
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar margeval » 05 Octobre 2013, 11:11

Valentin Lambert était resté au camp, il fallait bien quelqu'un pour assurer la garde de la Fée Mécanique.

Aucun incident majeur ne troubla la quiétude du camp déserté et gardé par quelques hommes et une paire de mitrailleuses discrètement dissimulées.
Le temps libre fut mis à profit par Jo Mac Carthy et Valentin pour commencer les réparations sur la Fée Mécanique.
S'il y avait bien deux choses qui ne manquaient pas sur ce versant de montagne c'était le soleil (dû moins les bons jours) et de la neige. Jo et Valentin mirent au point un procédé d'électrolyse de la neige qui fournirait suffisamment d'hydrogène pour faire redécoller la Fée Mécanique.
Ni Jo ni Valentin n'ignoraient les dangers du gaz produit, mais c'était ce qu'ils avaient trouvé de mieux en attendant que la Fée Mécanique rejoigne un chantier digne de ce nom où on pourrait exécuter les réparations.

Ce fut avec soulagement que Valentin vit revenir le groupe parti en exploration.

Quelques jours furent encore nécessaires pour retaper provisoirement le zeppelin, tout le monde a mis la main à la pâte, chacun dans la mesure de ses moyens et de ses compétences techniques.
Valentin assura encore quelques temps la sécurité à la place de Kain Fergusson vu l'état dans lequel ce dernier était revenu.

Une fois rendus à la civilisation, Valentin pensait que tout allait reprendre comme avant.
Lors d'une escale à Londres, il fut appelé dans le bureau de la Capitaine.
Celle-ci lui apprit que Kain quittait son service et qu'elle chargeait Valentin de la sécurité à bord jusqu'à nouvel ordre. Kain avait laissé un "cadeau" pour la fée Mécanique en guise d'adieu.

Valentin accueillit cette nouvelle charge avec quelques regrets, le mercenaire allait lui manquer...
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Re: [RP] 33.3 Dans la gueule du Yeti.

Messagepar TinchO » 14 Octobre 2013, 18:10

Les magouilles autour de l'Oeil d'Horus, et du pouvoir qu'il offrait, restaient peu compréhensible au brave vagabond des faubourgs qu'était Tincho. De plus, les tenants et les aboutissants lui échappaient, et ne l'intéressaient pas plus que ça.

Une fois de retour à la fée mécanique, ce gredin fît plus ample connaissance avec l'équipage subalterne (matelots, cuistots, équipage technique, etc.) et partagea avec eux son tabac et le tord boyau qu'il lui restait dans une flasque usée et cabossée.
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